Selon une étude Ahrefs menée en janvier 2026 (76,7 M de requêtes), les médias sont une catégorie de sources majeure pour les IA. Découvrez dans cet article pourquoi la presse est indispensable dans la réussite d’une stratégie GEO local.
En bref : les 5 points clés à retenir
• Le GEO est devenu stratégique : 48 % des Français utilisent une IA générative en 2025 (contre 20 % en 2023), soit la diffusion la plus rapide jamais mesurée en 25 ans de Baromètre du numérique (Arcep / Crédoc, 2026).
• Les médias dominent les réponses IA : selon l’étude Ahrefs de février 2026 (76,7 millions de requêtes IA analysées), ChatGPT s’appuie largement sur les médias pour construire ses réponses, et les groupes de presse dominent le classement des sources les plus mentionnées en France.
• Le contenu humain écrase le contenu IA : il a 8 fois plus de chances d’atteindre la position n°1 sur Google (Semrush, avril 2026, 42 000 articles analysés).
• Le contenu sponsorisé en presse est un actif GEO durable : publié dans un média reconnu, il hérite du capital de confiance du titre et continue d’alimenter les réponses IA pendant des années.
• Une stratégie GEO performante combine 3 leviers :
- une expertise éditoriale journalistique,
- une architecture de contenu pensée pour les LLM,
- une diffusion dans des environnements de confiance reconnus.
Depuis plusieurs mois, les enjeux de notoriété des marques sont profondément transformés, au même titre que le search. Comment est-elle perçue par ChatGPT ou Perplexity ? Comment les IA génératives sélectionnent-elles leurs sources ?
L’étude Ahrefs publiée en février 2026, fondée sur l’analyse de 76,7 millions de requêtes IA (dont près d’un million de prompts ChatGPT France), apporte une réponse claire : ChatGPT s’appuie largement sur les médias pour construire ses réponses, et cette tendance se confirme quelle que soit l’IA interrogée. Dans le classement des sources les plus mentionnées par l’IA dans l’Hexagone, les groupes de presse dominent largement le paysage.
Pour les annonceurs, le constat est concret : être présent dans les médias n’est plus seulement une question de notoriété ou de relations presse. C’est devenu une condition directe de visibilité dans les IA, et donc dans les parcours d’information et d’achat de vos clients. Les médias ne sont plus un canal de communication parmi d’autres : ils deviennent l’infrastructure de la recommandation algorithmique. Cet article explique pourquoi, comment activer concrètement ce levier, et ce que cela change dans votre stratégie de communication en 2026.
Qu’est-ce que le GEO ? Définition et périmètre
Le GEO (Generative Engine Optimization) est l’ensemble des pratiques visant à rendre une marque, un contenu ou une entité citable et recommandable par les moteurs de recherche génératifs tels que ChatGPT, Perplexity, Gemini, Claude ou Copilot. À la différence du SEO, qui vise à positionner une URL dans une liste de résultats cliquables, le GEO veille à ce que la marque soit citée à l’intérieur même de la réponse générée par l’IA.
Le GEO s’articule avec plusieurs notions voisines :
| Discipline | Objectif principal | Unité de mesure |
| SEO (Search Engine Optimization) | Classer des pages dans les SERP Google | Position, trafic, clics |
| AEO (Answer Engine Optimization) | Apparaître dans les encadrés de réponses directes (featured snippets, People Also Ask) | Taux d’apparition |
| GEO (Generative Engine Optimization) | Être cité et recommandé dans les réponses des IA conversationnelles | Taux de citation, part de voix IA |
| LLMO (LLM Optimization) | Être intégré aux corpus d’entraînement et de récupération des LLM | Présence dans les sources |
Le chiffre qui change tout : seulement 19 % des résultats cités par ChatGPT recoupent le top 10 de Google (Search Engine Land, 2025). Autrement dit, être premier sur Google ne suffit plus, et dans certains cas, ne garantit plus rien.
Pourquoi les IA génératives s’appuient massivement sur les médias
1. Les LLM privilégient les signaux de confiance journalistiques
Les modèles de langage ne choisissent pas leurs sources au hasard. Ils appliquent un mécanisme de corroboration multi-sources : plus une information est recoupée dans des médias établis, plus elle est considérée comme fiable et donc citable. Les relations presse sont redevenues un levier de visibilité de premier plan.
La logique est simple : un contenu journalistique, vérifié, signé, contextualisé, éditorialement indépendant , envoie aux IA exactement les signaux E-E-A-T (Expérience, Expertise, Autorité, Fiabilité) que Google a érigés en standard et que les LLM ont intégrés à leur tour.
2. Le contenu humain rédigé par des journalistes domine les classements
L’étude Semrush d’avril 2026, menée sur 42 000 articles et 20 000 mots-clés, a produit un résultat qui secoue l’industrie : les contenus écrits par des humains ont 8 fois plus de chances d’atteindre la position n°1 sur Google que les contenus purement générés par IA (80 % vs 9 %). Le même constat s’observe dans les réponses des IA : les LLM reconnaissent et favorisent les signaux d’originalité, de voix éditoriale et d’analyse contextualisée que seul un auteur humain produit.
3. La presse alimente directement les connaissances des IA
Les LLM s’entraînent sur le web, mais aussi, lorsqu’ils y sont autorisés, sur les archives de la presse. Plus une marque est citée dans la presse, plus elle est intégrée aux corpus utilisés par les modèles, et plus elle est susceptible d’être restituée dans les réponses. C’est un effet cumulatif : chaque article de presse bien référencé fonctionne comme un dépôt durable de notoriété algorithmique.
4. France : les groupes de presse déjà en tête des sources ChatGPT
Le phénomène est particulièrement marqué dans l’Hexagone. L’étude Ahrefs de février 2026, menée sur 9,6 millions de réponses ChatGPT via Brand Radar, révèle que les grands groupes de presse occupent les premières places du classement des 50 sources les plus citées par l’IA en France. Les éditeurs multi-thématiques et les groupes régionaux figurent en bonne place, là où les acteurs non médias (LVMH, Vivendi et autres grandes marques) ne dépassent généralement pas 2 % à 5 % de parts de citations.
Le signal envoyé aux annonceurs est sans ambiguïté : les groupes de presse ne sont pas spectateurs du GEO, ils en deviennent les infrastructures. Une marque citée dans leurs pages, à travers une interview, un dossier sectoriel, une tribune d’expert ou un brand content éditorialisé, s’inscrit mécaniquement dans le flux des sources que les IA recoupent pour formuler leurs réponses.
Les 5 leviers médias qui font basculer une stratégie GEO en local
Levier 1 : Publier dans la presse locale pour devenir une source indexée
Une tribune d’expert dans La Voix du Nord, Le Soir ou Les Échos, un portrait dans un magazine spécialisé, une interview dans un titre régional : chacune de ces prises de parole crée un signal de confiance indexable. Pour un annonceur local, apparaître dans les pages business de la presse quotidienne régionale n’est plus seulement un levier de notoriété : c’est un investissement GEO direct.
Levier 2 : Produire un brand content journalistique citable
Le brand content produit selon des standards journalistiques : interview, angle éditorial, sources vérifiées, gain d’information, surperforme le contenu purement promotionnel. L’étude Wix sur un million de citations IA est sans appel : les listicles auto-promotionnels sont cités 30 % moins souvent que les listicles tiers. La leçon est claire : parler de soi avec les codes du journalisme est plus efficace que le discours de marque classique.
Levier 3 : Intégrer des données chiffrées et des sources vérifiables
L’étude fondatrice du GEO (Princeton / Georgia Tech / IIT Delhi, KDD 2024) a mesuré 9 tactiques sur 10 000 requêtes. Le résultat : l’ajout de statistiques chiffrées augmente la visibilité dans les réponses IA de 30 à 40 %. Un média, par nature, produit ces contenus denses en faits, citations d’experts et données vérifiables. C’est structurellement ce que les LLM recherchent.
Levier 4 : Diversifier la présence entre médias et plateformes tierces
Les IA ne citent pas que les sites de marque. Selon l’analyse Yext d’octobre 2025, seulement 44 % des citations IA proviennent des sites propriétaires. Une stratégie GEO complète combine donc : site de marque + présence presse + contribution sur plateformes tierces (Reddit, YouTube, LinkedIn, Quora) + distribution via réseaux de communiqués. Un groupe de presse dispose d’un écosystème naturel pour orchestrer cette diffusion.
Levier 5 : Se construire comme entité reconnaissable par les IA
Les LLM ne raisonnent plus en mots-clés mais en entités : une marque, un dirigeant, un produit, une méthodologie sont identifiés comme des objets stables, reliés entre eux. Être interviewé, cité, nommé dans plusieurs médias crée cette stabilité d’entité. C’est un travail de relations presse augmenté, pensé pour nourrir simultanément le lecteur humain et la mémoire des modèles. Comment devenir une entité comprise par les IA.
Entre protection du journalisme et performance GEO de nos annonceurs en local : le positionnement de Rossel France
Rencontre avec Vincent Grandin, Directeur Digital, Marketing & Développement de Rossel Conseil Médias.
Quel est le positionnement du groupe Rossel face aux IA génératives plutôt collaboration ou protection ?
« Notre approche est délibérément double. D’un côté, nous protégeons activement notre valeur fondamentale : le journalisme de proximité. Nos données et contenus ne sont pas accessibles aux crawlers d’IA tant qu’un cadre clair n’est pas défini. C’est une responsabilité envers nos journalistes comme envers nos lecteurs.
Cette position repose sur un avantage stratégique clé : nous détenons une connaissance fine des territoires que des acteurs comme Google, OpenAI ou Meta ne peuvent ni reproduire ni capter de l’extérieur. Cette donnée locale, contextualisée et vérifiée ne se collecte pas automatiquement ; elle se construit dans le temps, sur le terrain. C’est précisément cet actif que nous refusons de céder gratuitement, car il constitue une source majeure de données propriétaires, tant pour nos lecteurs que nos annonceurs.
D’un autre côté, nous développons des collaborations ciblées en ouvrant certains contenus, notamment autour du lifestyle et du shopping, en phase avec les attentes des lecteurs et les usages des IA.
Dans cette logique, nous avons engagé un partenariat avec Mistral AI, aux côtés d’Ouest-France, Ebra et La Dépêche du Midi,pour déposer un projet commun dans le cadre de France 2030, le programme d’investissement piloté par l’État, afin d’intégrer des fonctionnalités de recherche par IA directement sur nos sites. Cette initiative répond à deux objectifs : offrir une information fiable, contextualisée et validée par des journalistes, et maintenir les lecteurs au sein de nos plateformes, en enrichissant leur expérience sans les rediriger vers des services tiers. »
Comment concilier visibilité pour les annonceurs et indépendance journalistique ?
« Cette tension est au cœur de notre métier, et nous la résolvons par une distinction nette entre deux chantiers complémentaires : nous travaillons le GEO pour nos annonceurs, tandis que les éditeurs de nos titres travaillent le LLMO, c’est-à-dire la manière d’être mieux identifiés et cités comme source par les LLM. L’objectif n’est pas de devenir un site « 100 % IA-friendly » : nous tenons à préserver notre ADN et nos lecteurs, parce que c’est précisément ce qui fait la crédibilité de nos marques éditeurs, et donc, par effet de chaîne, leur autorité aux yeux des IA. La presse reste le deuxième média de confiance après le journal télévisé (d’après le baromètre de la confiance des Français dans les médias 2026): notre travail consiste à activer cette confiance via l’ensemble des canaux de nos médias de PQR : réseaux sociaux des rédactions, articles sponsorisés, … pour créer des faisceaux positifs qui renforcent l’e-réputation dans les LLM. »
Pourquoi vos médias sont-ils particulièrement bien positionnés pour le GEO ?
« Le GEO fait beaucoup plus appel à l’E-E-A-T que le SEO traditionnel. Les IA cherchent l’autorité d’un domaine, son poids, sa légitimité sur un sujet. Si un contenu est bien structuré, doté d’un poids réel et publié sur un domaine pertinent, il a toutes les chances d’être repris par les LLM. Nos médias cochent toutes ces cases : leur indépendance journalistique nourrit la confiance, et cette confiance se traduit mécaniquement en reprise par les IA. C’est aussi pour cette raison que l’expertise humaine reste systématiquement la signature de nos contenus, les études le confirment, le contenu purement généré par IA ne remonte pas dans les LLM. L’expertise humaine reste le critère numéro un. »
Quels leviers concrets proposez-vous aux annonceurs pour leur performance GEO ?
« Nous avons mis en place une offre GEO dédiée, distincte de nos articles sponsorisés habituels : la pièce de contenu IA-compatible n’a pas la même longueur, ni la même structure, ni la même intention de recherche. Le briefing éditorial sera également différent et approfondi pour identifier les thématiques sur lesquelles l’annonceur souhaite se positionner. À partir de ces signaux, nous proposerons aux annonceurs des packages d’articles structurés pour envoyer aux IA des signaux clairs, couplés à notre amplification par lectures garanties. La façon dont ces contenus sont écrits démontre l’expertise, et cette expertise génère de l’intérêt : ils produisent du trafic humain qualifié et pas uniquement des passages de crawlers. Sur certains contenus « froids », nous adapterons l’architecture éditoriale pour les rendre nativement « GEO-friendly », sans toucher à la ligne éditoriale du titre. »
Le phénomène du « zéro clic » menace-t-il votre modèle de régie ?
« Les sites de presse sont relativement épargnés pour le moment : les médias enregistrent en moyenne -7 % de trafic lié au zéro clic, contre -14 % pour l’e-commerce (selon une étude menée par Similar Web). Mais nous restons vigilants et anticipons.
Depuis plusieurs années, le groupe Rossel développe une stratégie claire pour renforcer le lien direct avec nos lecteurs : newsletters, téléchargements de nos applications, développement du portefeuille d’abonnés. Cette stratégie nous protège dans la durée, là où certains titres de presse, trop dépendants de Google, se retrouvent vulnérables. Notre conviction : la régie de demain ne vendra pas seulement des impressions, elle vendra aussi de la citation et de considération et c’est précisément ce que nous construisons dès aujourd’hui pour nos annonceurs. »
Le contenu sponsorisé en presse : l’arme GEO la plus sous-estimée des annonceurs
Parmi tous les leviers disponibles, un format sort du lot : le contenu sponsorisé publié dans un média de presse. Les articles sponsorisés, rédigés selon les codes journalistiques mais copilotés entre un rédacteur spécialisé et l’annonceur, cumulent trois avantages décisifs du point de vue des IA génératives :
1. Une indexation dans un environnement d’autorité
Quand un contenu est publié sur un site de presse reconnu, il hérite du capital de confiance du média aux yeux des LLM. L’URL, le nom de domaine, la structure éditoriale, la signature, les balises Schema.org envoient à ChatGPT, Perplexity ou Gemini les mêmes signaux qu’un article journalistique classique. La marque bénéficie mécaniquement de la légitimité qu’elle aurait mis des années à construire sur son propre site.
2. Une durée de vie éditoriale qui dépasse celle d’une campagne
Un article publié sur un site de marque peut disparaître en quelques mois dans les archives. Un contenu sponsorisé publié dans un média y reste référencé, cité, parfois syndiqué sur plusieurs titres d’un même groupe. Il continue d’alimenter le corpus IA pendant des années, bien après la fin de la campagne initiale. C’est un actif GEO durable, pas une dépense média ponctuelle.
3. La maîtrise du message dans un cadre journalistique
Contrairement à une simple interview ou citation presse où le journaliste garde la main, le contenu sponsorisé permet à la marque de contrôler les angles, les entités mentionnées, les données mises en avant, tout en respectant les codes journalistiques qui font la citabilité. C’est le meilleur des deux mondes : la rigueur éditoriale qui rassure les IA, la maîtrise stratégique qui rassure l’annonceur.
Pour un annonceur, investir dans un contenu sponsorisé bien construit sur un média reconnu, c’est donc créer un actif GEO durable : un contenu dense, sourcé, signé éditorialement, hébergé dans un environnement d’autorité. C’est exactement ce que les IA recherchent et ce qu’elles ne trouvent pas, ou mal, sur un site de marque classique.
Chez Rossel Conseil Médias, nous disposons d’un avantage structurel : nous sommes rattachés à un groupe de presse, ce qui nous donne accès à :
- Des titres de presse reconnus qui servent de signal d’autorité pour les IA et d’environnement de diffusion pour les contenus sponsorisés.
- Une expertise en création de contenu GEO-compatible via notre agence spécialisée NewsMaster, qui développe les méthodologies, les audits et les stratégies éditoriales pensées nativement pour les IA génératives.
- Une vision 360° de la chaîne de valeur : conseil, production, diffusion, mesure.
Cette combinaison nous permet de proposer des stratégies éditoriales à la fois optimisées pour le SEO et le GEO, où le contenu est conçu, publié et amplifié dans un écosystème de confiance déjà reconnu par les IA. Mais au-delà de ces logiques d’optimisation, la lisibilité humaine reste un pilier fondamental et au cœur de notre ADN : un contenu clair, structuré et agréable à lire favorise l’engagement des lecteurs.
FAQ : les questions que se posent les annonceurs sur le GEO
Qu’est-ce que le GEO exactement ?
Le GEO (Generative Engine Optimization) est l’ensemble des pratiques visant à rendre une marque citable et recommandable par les moteurs de recherche génératifs comme ChatGPT, Perplexity, Gemini ou Google AI Overviews. Il ne remplace pas le SEO, il le complète.
Pourquoi les médias sont-ils devenus centraux dans le GEO ?
Parce que les IA génératives s’appuient sur un mécanisme de corroboration multi-sources et privilégient les contenus produits selon des standards journalistiques (signature, vérification, contextualisation). Les médias établis envoient aux LLM les signaux de confiance E-E-A-T qu’ils recherchent.
Quelle différence entre relations presse classiques et contenu sponsorisé pour le GEO ?
Les relations presse visent à obtenir une mention dans un article rédigé par un journaliste : l’impact est fort mais imprévisible. Le contenu sponsorisé permet à la marque de piloter le message tout en bénéficiant de l’environnement d’autorité du média. Pour le GEO, les deux sont complémentaires : la RP crée la crédibilité externe, le contenu sponsorisé crée un actif éditorial durable et maîtrisé.
Le GEO remplace-t-il le SEO ?
Non. Les deux disciplines sont complémentaires. L’étude de Princeton montre que les contenus cités dans les réponses IA proviennent majoritairement de domaines ayant déjà une forte autorité SEO. Le GEO s’appuie sur la base construite par le SEO, mais exige des formats et des signaux supplémentaires pour être compris et cité par les IA.
Combien de temps avant de voir des résultats ?
Il n’existe pas à ce jour d’étude académique ou sectorielle établissant un délai précis pour observer des résultats en GEO.
Les analyses disponibles montrent que la visibilité dans les réponses IA dépend largement de signaux SEO classiques (autorité, contenu, citations), ce qui implique des délais comparables soit généralement plusieurs mois pour les premiers effets et jusqu’à un an pour une présence consolidée.
Quels formats de contenu sont les plus cités par les IA ?
Selon l’analyse d’un million de citations, trois formats concentrent 52 % des citations IA : les listicles (21,9 %), les articles longs (16,7 %) et les pages produits (13,7 %). Mais attention : les listicles auto-promotionnels sont cités 30 % moins souvent que les listicles tiers, la crédibilité éditoriale reste déterminante.
Les PME peuvent-elles faire du GEO ?
Oui. Les chercheurs de Princeton ont montré qu’un contenu d’expertise de niche, sourcé et bien structuré, améliore la visibilité IA d’une PME de 30 à 40 %. Les petites structures ont même un avantage sur les sujets pointus où les grands médias ne produisent pas de contenu spécialisé.
Le média redevient l’élément central de la visibilité
Pendant vingt ans, le SEO a fonctionné sur un pari implicite : la qualité technique d’un site pouvait compenser un déficit d’autorité médiatique. Les IA génératives referment cette parenthèse. Dans un marché où Google a perdu deux tiers de sa position dominante en dix ans comme moteur de recherche privilégié pour les achats en ligne (IFOP / Ad’s up Consulting, mai 2025), la visibilité ne se décrète plus : elle se construit dans la durée, par l’accumulation de signaux de confiance que seuls les médias, les experts et les communautés peuvent produire.
Pour les annonceurs, le message est clair. Investir dans une stratégie GEO, c’est réinvestir dans le média comme infrastructure d’autorité, via la presse, les tribunes d’experts et les contenus sponsorisés publiés dans des environnements éditoriaux reconnus. C’est exactement ce que permet une agence de communication adossée à un groupe de presse : combiner la puissance éditoriale d’une rédaction, l’expertise de création de contenu pour les annonceurs, et une capacité de diffusion qui transforme chaque prise de parole en signal durable pour les IA.